Posté par Bérengère Arnal le 14 octobre 2012
Je vous recommande ce livre écrit par deux amis, l’un le Dr Paul Goetz, médecin phytothérapeute français, directeur de la rédaction de la revue Phytothérapie de chez Springer, et le Pr Kamel Ghedira, titulaire de la chaire de pharmacognosie de la Faculté de pharmacie à Monastir, Tunisie
Vous trouverez la couverture en cliquant sur le lien suivant 2012_08_16_07_54_46
Posté par Bérengère Arnal le 23 avril 2012
Maladie thrombo-embolique veineuse : on distingue
– la phlébite superficielle : un caillot sanguin se forme dans une veine de la surface (des membres inférieurs). Forme la plus courante, elle concerne surtout les personnes qui ont des varices. La phlébite superficielle donne une inflammation de la veine et se manifeste par une douleur et un inconfort. Anodine en apparence, elle doit être considérée comme un signal d’alarme, témoin d’une insuffisance veineuse avancée pouvant conduire à une phlébite profonde.
– la phlébite profonde : elle touche 1 personne sur 1000. Le caillot sanguin se forme dans une veine profonde de débit sanguin plus important. La phlébite profonde peut ne donner aucun symptà´me ou se révéler par une douleur, une sensation de chaleur, un Å“dème, une légère fièvre. Le risque est que le caillot (généralement dans une veine du mollet) se détache de la paroi veineuse, puis véhiculé par le flux sanguin, traverse le coeur, et vient boucher l’artère pulmonaire ou une de ses branches.
– l »˜embolie pulmonaire qui en résulte, met en jeu le pronostic vital. La phlébite responsable peut ne pas avoir été ressentie. Un essoufflement soudain, des douleurs à la poitrine, parfois des crachats de sang, parfois une perte de connaissance doivent alerter. Il y a urgence.
Les certitudes :
– toutes les pilules estroprogestatives augmentent le risque de maladie thrombo-embolique veineuse
– l’estrogène (éthinyl estradiol, EE) présent dans la majorité des pilules estroprogestatives augmente le risque de MTEV en augmentant l’activité pro-coagulante et l’activité fibrinolytique. Ce risque semble être le même quelque soit le mode d’administration de l’EE : comprimé, anneau vaginal, patch.
– le risque augmente avec la dose d’EE, donc moins une pilule est dosée en estrogènes, moins il y a de risque de MTEV. Le risque thrombo-embolique est deux fois moindre avec 20 mg d’EE qu’avec 50 mg. Il y a actuellement sur le marché, des pilules à 15, 20, 30, 35, 50 mg d’EE. IL FAUT DONC CHOISIR UNE PILULE LA MOINS DOSEE EN OESTROGENES
– il semble que le risque de MTEV serait moindre avec le valérate d’estradiol (qui se transforme dans l’organisme en 17 bêta estradiol, hormone de synthèse bio-identique, parfaitement similaire à l’estrogène naturellement produit par les ovaires) et le 17 bêta estradiol. Des évaluations sont en cours. Ces deux molécules sont constitutives de deux pilules estroprogestatives de toute dernière génération (Qlairaà’ pour le valérate d’estradiol, Zoélyà’ pour le 17 bêta estradiol). QUESTION : NE FAUT-IL PAS PRIVILEGIER CES PILULES, POUR CE QUI CONCERNE LE CHOIX DE L’OESTROGENE ?
Deux études récentes, danoise et néerlandaise (une étude cas-témoins, une étude de cohorte) montrent que :
– le risque de MTEV augmente aussi en fonction du type et de la génération des progestatifs de synthèse
– le risque est plus important avec les progestatifs de 3ème génération (gestodène, désogestrel, norgestimate) qu’avec ceux de 2ème génération (lévonorgestrel)
– les progestatifs acétate de cyprotérone et drospirénone sont aussi associés à un risque plus élevé que les progestatifs de 2ème génération, voire même de 3ème génération
– le climat estrogénique est plus augmenté avec les progestatifs de 3ème génération, l’acétate de cyprotérone, la drospirénone, qu’avec les progestatifs de 2ème génération. Il peut être apprécié par le dosage de la SHBG (Sex Hormon Binding Protein), qui est corrélé au risque de MTEV. En clair, plus SHBG est élevée, plus grand est le risque de MTEV.
IMPORTANT : le risque de MTEV lié à la prise de pilules estroprogestatives est PRECOCE, il est plus important pendant la 1ère année d’utilisation. CECI PERMET PEUT-ETRE DE CONSERVER SA CONTRACEPTION APRES PLUS D’UN AN DE PRISE (MEME AVEC DES PROGESTATIFS INCRIMINà‰S) SI LA TOLERANCE EST BONNE.
EN CONCLUSION : L’ASSOCIATION ESTROPROGESTATIVEPRESENTANT LE RISQUE THROMBO-EMBOLIQUE LE PLUS FAIBLE EST A PRONER EN PREMIERE INTENTION. IL S’AGIT DE PILULES CONTENANT DU LEVONORGESTREL ET 20 mg D’à‰THINYL-ESTRADIOL. (Leelooà’, Lovaluloà’, toutes deux bénéficient d’un remboursement SS).
Il serait préférable de proposer une association lévonorgestrel et 15 mg d’éthinyl-estradiol ou de lévonorgestrel et valérate d’estradiol ou mieux encore de lévonorgestrel et 17 bêta estradiol, mais ces pilules n’existent pas encore.
Posté par Bérengère Arnal le 24 janvier 2012
Conseils prescrits par l’association AU SEIN DES FEMMES www.auseindesfemmes.com
1ère règle
Faire suivre la mammographie d’une échographie, même si la première est normale.
2ème règle
Faire une mammographie et une échographie tous les ans si antécédent proche (mère, soeur, fille)
Faire une mammographie et une échographie tous les 2 ans en l’absence d’ antécédent proche + une échographie intermédiaire un an après
3ème règle
Savoir que tous les cancers du sein ne donnent pas une boule
4ème règle
Savoir que les cancers qui donnent une boule ne sont palpables qu’au-delà d’un certain volume
5ème règle
Savoir que certains cancers du sein ne peuvent être dépistés que par la mammographie (par la présence de certains types de micro-calcifications)
6ème règle
Savoir que certains cancers du sein ne peuvent pas être dépistés à la mammographie (cancers radio-transparents) et qu’ils ne sont visibles qu’à l’échographie
7ème règle
Au moindre doute, faire une IRM mammaire
Posté par Bérengère Arnal le 17 janvier 2012
1° Pas de mammographie sans échographie
La mammographie d’Arlette 76 ans, est normale, La palpation n’a retrouvé aucune anomalie ; Une échographie du sein et des creux axillaires est demandée en plus de la mammographie, elle montre une formation irrégulière, d’axe non parallèle de 15 mm et un ganglion suspect axillaire de 17 sur 11mm. Il s’agit d’un carcinome lobulaire infiltrant de 15mm de grade I. IL n’y a pas d’atteinte ganglionnaire. Les récepteurs hormonaux sont positifs. Elle bénéficie d’une radiothérapie et d’une anti-hormonothérapie.
2° Une échographie intermédiaire entre deux mammographies
La mammographie sans échographie de Colette 51 ans de l’an dernier était normale. Une échographie du sein et des creux axillaires est demandée un an après pour un suivi intermédiaire. La palpation est normale. L’échographie montre une lésion d’un cm. Il s’agit d’un carcinome canalaire invasif de 7mm, de grade III, les récepteurs hormonaux et HER-2 sont positifs. Il n’y a pas d’atteinte ganglionnaire. Une tumorectomie suivie d’une chimiothérapie et d’une radiothérapie est proposée. Elle bénéficie d’une anti-hormonothérapie et d’un traitement au trastuzumab
3° Vigilance face au risque de récidive
Florence 28 ans dont la grand-mère maternelle a eu un cancer du sein. En consultation, le médecin palpe une boule au niveau d’un sein. Une mammographie et une échographie sont pratiquées. Il s’agit d’un carcinome canalaire infiltrant plurifocal. Florence fait une chimiothérapie plus légère à l’étranger, refuse la radiothérapie, accepte l’anti-hormonothérapie. Trois ans plus tard, elle vient en consultation pour une boule suspecte au niveau de la cicatrice. Il y a deux foyers de carcinome canalaire invasif de grade II. Elle accepte une mammectomie.
4° Vigliance en cas de cancers familiaux
La mère de Fantille 52 ans vient de décéder d’un cancer du sein comme sa mère et sa grand-mère. La mammographie de Fantille à 25 ans était normale. Celle pratiquée après le décès de sa mère dont elle s’est occupée montre des microcalcifications suspectes, elle a 28 ans. Une première intervention montre à cà´té d’un carcinome canalaire insitu, un carcinome canalaire infiltrant de grade III, triple négatif (pas de récepteurs hormonaux ni HER-2, donc de mauvais pronostic). Une chimiothérapie est proposée avant une mammectomie. Fantille demande une mammectomie bilatérale avec reconstruction immédiate par pose de prothèses. Fantille dira plus tard qu’elle était persuadée au décès de sa mère d’avoir un cancer du sein. Elle se dit guérie maintenant.
Posté par Bérengère Arnal le 10 janvier 2012
La pratique de la mammographie peut être suivie de la prise d’une dose de X Ray en 15CH et parfois d’Arnica en 5CH voire en 30CH
– En cas d’image très suspecte, il convient d’ajouter Carcinosinum 7CH[
Souche homéopathique non disponible en France
2 granules matin et soir pendant une semaine et Asteria rubens 5CH, 2 granules matin et soir pendant deux semaines (risque hypothétique d’essaimage des cellules cancéreuses lié à la compression des seins ?)
– Magnésium, plantes anxiolytiques, homéopathie anti stress (Ignatia 9CH, Gelsemium 9CH, Passiflora composé, 5 granules), la veille, une heure, une demi-heure avant l’IRM. (même protocole pour préparation à la micro ou à la macrobiopsie en cas d’image suspecte)
*tiré de l’ouvrage Cancer du sein, prévention, accompagnement par les médecines complémentaires. Dr Bérengère Arnal, Martine Laganier, éditions Eyrolles 2010
Pour tenir le coup lors de l’IRM: allongée sur le ventre, dans le « tunnel » dont le fond est ouvert sur la pièce, les seins pendant au travers de fenêtres prévues pour l’examen, un casque sur les oreilles à cause du bruit intense à venir pendant 20 à 30mn, il vaut mieux tout de suite fermer les yeux, respirer profondément avec son ventre et visualiser des images positives (les préparer mentalement avant).
Posté par Bérengère Arnal le 3 janvier 2012
Un produit de contraste, le gadolinium est administré par voie veineuse, pour permettre de visualiser la vascularisation de tumeurs cancéreuses du sein. Elle permet de détecter de petites tumeurs de un à deux mm (contre cinq mm pour la mammographie). Elle est pratiquée pour conforter ou compléter un diagnostic mammographique et échographique.
Elle peut être un bon outil de dépistage chez les femmes à haut risque de cancer du sein, notamment chez les femmes jeunes aux seins denses peu lisibles à la mammographie. En cas de cancer lobulaire souvent multiple et touchant les deux seins, elle peut permettre de dépister une ou plusieurs tumeurs. Elle peut aider à planifier la thérapie et à surveiller les seins après les thérapeutiques lourdes du cancer.
*tiré de l’ouvrage Cancer du sein, prévention, accompagnement par les médecines complémentaires. Dr Bérengère Arnal, Martine Laganier, éditions Eyrolles 2010
Posté par Bérengère Arnal le 26 décembre 2011
L’échographie ductale par technique ducto-radiale est un examen pratiqué malheureusement par un nombre restreint de médecins, bien qu’elle représente une avancée exceptionnelle, dans le diagnostic notamment de petites tumeurs non ou mal visibles à la mammographie et/ou à l’échographie conventionnelle. Elle explore de façon anatomique, longitudinale, avec une sonde spécifique, les divers lobes mammaires constituant les seins.
Chaque lobe présente de nombreux lobules, situés le long des canaux qui sont explorés depuis leur origine au niveau du mamelon jusqu’à leur extrémité distale. Dans les lobules, les éléments glandulaires appelés acini, forment des structures semblables à des mini grappes de raisin. Le tissu épithélial qui tapisse canaux galactophores, lobules et acini est le lit de la majorité des lésions cancéreuses.
Cet examen permet de découvrir des lésions millimétriques au niveau des Unités-Ducto-Lobulaires-Terminales (UDTL). Le doppler et l’élastographie permettent d’affiner le diagnostic proposé par des médecins expérimentés.
*tiré de l’ouvrage Cancer du sein, prévention, accompagnement par les médecines complémentaires. Dr Bérengère Arnal, Martine Laganier, éditions Eyrolles 2010
Posté par Bérengère Arnal le 19 décembre 2011
Elle fait appel aux ultra-sons et permet de différencier les lésions solides – bénignes ou malignes-, des kystes (remplis de liquide) ayant donné des anomalies mammographiques, et d’analyser des lésions palpables sans image mammographique. Elle identifie les images de superposition à la mammographie. L’échographie est sans danger et peut être renouvelée régulièrement.
C’est un examen de première intention chez la femme jeune qui peut être suivi de clichés mammographiques au moindre doute. Le faisceau d’ultra-sons de l’échographie conventionnelle n’analyse que des segments de canal et explore le sein quadrant par quadrant, de façon orthogonale. L’échographie permet aussi de guider les biopsies percutanées et les repérages préopératoires.
*tiré de l’ouvrage Cancer du sein, prévention, accompagnement par les médecines complémentaires. Dr Bérengère Arnal, Martine Laganier, éditions Eyrolles 2010
Posté par Bérengère Arnal le 14 décembre 2011
Nous sommes toutes et tous indignés par la situation que vivent les patientes atteintes d’un cancer du sein et porteuses de prothèses P.I.P.
Lundi 12 Décembre dernier, vous avez pu voir comme moi au journal de 13h sur France 2 une femme souhaitant naturellement se faire retirer ces prothèses dangereuses mais ne pouvant assumer le coà»t (3 000 euros) de l’intervention.
En conséquence l’association Au sein des Femmes – que j’ai l’honneur de présider- avec l’accord d’un chirurgien bordelais lui propose de prendre contact avec elle (auseindesfemmes@free.fr, www.auseindesfemmes.com) afin d’organiser à nos frais sa venue et son hébergement à Bordeaux en vue du remplacement gratuit de ses prothèses (aucun dépassement d’honoraires).
Posté par Bérengère Arnal le 12 décembre 2011
Cette technique d’exploration du réseau galactophorique avec injection d’un produit de contraste par un pore mamelonnaire se pratique en cas d’écoulement non laiteux, uni ou multipore, souvent bilatéral.
*tiré de l’ouvrage Cancer du sein, prévention, accompagnement par les médecines complémentaires. Dr Bérengère Arnal, Martine Laganier, éditions Eyrolles 2010